
Jean-luc Mège, Reporter photographe professionnel - Lyon ,Paris - Presse, Mode, Industrie, Humanitaire, People, Food, Décoration, Publicité.
Les premiers mois ne furent pas faciles...
Le magazine était très exigeant sur la qualité photo, et nayant fait aucune école, javais encore énormément à apprendre. Je perdis ainsi (je le jure) plusieurs kilos durant ces premiers mois tant le stress et la peur de mal faire me tenaillait... Mais n'était-ce pas le prix minime à payer pour enfin atteindre le rêve fixé ?
De plus, la plupart des photographes qui constituaient léquipe dalors, ne juraient que par leur satané matos de studio, matos déclairage et autres boîtiers high-tech moyen format qui leur permettait de rendre des photos techniquement proches de la perfection avec zéro défaut déclairage... Quand ils partaient en reportage, cétait avec 40 ou 50 kilos de matériel de studio et déclairage qui comprenait pieds, parapluies, boites à lumière et tous autres accessoires pros, strict minimum nécessaire à lassurance dune qualité de lumière acceptable pour ce type de magazine...moi, je possédais alors, en tout et pour tout, un petit flash de type Cobra denviron 450 grammes...
Javais appris dans les livres que bien souvent la photo était une véritable école de la démerde et jen avais pris note...
Cest ainsi que je marrangea systématiquement les premières années pour amener "mes sujets" au plus proche de la seule source de lumière que je trouvais sur place et qui pouvait faire oublier mon manque de matériel : la fenêtre...Certains DG se souviennent encore de ma requête à déplacer leur bureau ou tout un tas de produits près de cette dernière...
Jai ainsi rusé pendant presque deux ans sans que jamais mon chef ne se doute une seule fois des trésors de conviction, de patience et dingéniosité que je devais déployer sur le terrain... Plusieurs fois même, à mon grand étonnement, il me demanda comment je faisais pour obtenir une lumière si belle, si douce, si naturelle... Jaurais certes, pu lui répondre que " - la réponse était contenu dans sa question", mais comme son grand jeu de lépoque, à chaque fois que, moi, jen posais une, était de me répondre - cest un métier, tu sais..., je me contentais de lui retourner la réplique... (-Ceux qui me connaissent bien, savent quaujourdhui jai fais mienne cette dernière... et oui.... cest un métier, quoi !-)
Ainsi que commença une longue collaboration avec le
FIGARO Rhône-Alpes...
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